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Le pouvoir de l'intention

Faites-vous les choses par automatisme, sans même réfléchir à l'action en cours ? Ou posez-vous une intention précise avant chaque action ? La différence est de taille. Si j'écris cet article, juste parcequ'il faut animer un blog, je n'aurais pas le même talent d'écriture que si j'écris dans l'intention de vous éclairer, de vous aider à mettre plus de conscience dans votre quotidien et dans votre management. L'intention que l'on pose avant de parler, d'écrire oud'agir est fondamentale dans la qualité de co-création de notre vie.

Parce que vous n'êtes pas obligé de me croire sur parole, je vous propose de réaliser une petite expérience.

L’expérience consiste à enfermer du riz cuit dans 3 bocaux différents. Il s’agit ensuite de dire chaque jour des méchancetés au premier bocal, de faire des compliments au deuxième et d'ignorer totalement le dernier. 

Selon Masaru Emoto, le riz insulté pourrira plus vite, il deviendra noir, avec des moisissures et sentira mauvais. 

À l’inverse, le riz complimenté restera blanc ou jaune, de petites bulles se formeront à la surface. Il sentira moins fort et sera beaucoup plus appétissant après deux semaines. 

 

Cette expérience démontrerait le formidable pouvoir de nos intentions et de nos émotions sur la matière. 

Voici la démarche détaillée, pour que vous puissiez la réaliser et valider l'hypothèse que l'intention imprégne le résultat de notre action.

1ère étape : nettoyer le matériel

Pour éviter que le développement des moisissures du riz soit influencé par les saletés et les bactéries présentes dans les bocaux, il est indispensable de les stériliser : 

·  Mettez les bocaux ouverts ainsi que les couvercles dans une grande casserole d’eau bouillante pendant 10 minutes (comme sur la photo ci-dessous). 

 

·  Laissez-les ensuite sécher à l’air libre, en les mettant à l’envers sur un chiffon ou une serviette propre. 

2éme étape : préparer le riz

 

·  Versez environ 100 g de riz dans un litre d’eau bouillante, sans saler ni aromatiser (c’est inutile puisque vous n’allez pas le manger). 

·  Respectez la durée de cuisson mentionnée sur l’emballage. 

·  Quand le riz est bien cuit, videz l’excédent d’eau (s'il y en a). 

·  Mettez 3 cuillerées à soupe de riz dans chaque bocal (vous pouvez peser le riz si vous souhaitez être encore plus précis) 

·  Ajoutez un peu d’eau dans les bocaux : il doit y avoir de l’eau au fond du bocal, mais le riz ne doit pas être complètement immergé. 

 

·  Ne fermez pas encore les bocaux. 

3ème étape : qui sera le méchant ?

Il est temps de déterminer quel bocal sera insulté et lequel sera complimenté. 
Pour simplifier on appellera le premier bocal « méchant », le second « gentil » et le dernier « neutre ». 
Le risque dans cette étape est de nommer inconsciemment « gentil » le bocal qui vous paraît le plus beau. 

Pour éviter d’être influencé par l’aspect des bocaux, il faudra impérativement désigner les trois bocaux par tirage au sort. 

Pour ma part, j'ai mis trois bouts de papier avec les mots « gentil », « méchant » et « neutre » dans un panier.J'ai ensuite choisi à l’aveugle les billets pour chaque bocal. 

4ème étape : disposer les bocaux

Placez les bocaux à température ambiante dans un endroit sec, lumineux, mais pas directement exposé à la lumière du soleil. Collez une étiquette sur chaque bocal (ou devant celui-ci). 


Il faut que les trois bocaux bénéficient des mêmes conditions climatiques (lumière, chaleur, humidité). 

Vous pouvez les laisser les uns à côté des autres. Ce n’est pas un problème qu’ils soient proches quand vous leur parlerez car, selon Emoto, ce n’est pas le son de la voix qui agit, mais seulement votre intention (et où vous la dirigez). 

Pour le moment, les bocaux sont ouverts. Le riz est en contact avec l’air.

Laissez-les ainsi pendant une nuit, et fermez-les hermétiquement le lendemain.

 

5ème étape : c’est parti !

Dès maintenant, vous pouvez commencer à parler au riz. Il est important de le faire le plus souvent possible. Si vous y pensez, faites-le au moins une fois par jour, le matin en vous levant, ou le soir en rentrant du travail :

·  Au bocal méchant, dites-lui par exemple : « Je te déteste, tu pues, tu me dégoûtes, sale riz, etc.» 

·  Dites au bocal gentil que vous l’aimez, qu’il a l’air appétissant, qu’il mériterait de gagner le concours de « Miss grain de riz 2019 » (faites preuve d’imagination)… 

·  Ignorez totalement le bocal neutre. Ne lui parlez pas, ne le regardez pas. 

Ce qui compte, c’est de mettre beaucoup d’intention dans vos paroles. Il faut essayer de parler au riz avec le plus de sincérité possible. 

Si vous êtes comme moi, et que vous n’êtes pas du genre à vous mettre facilement en colère sur les autres, vous verrez que ce n’est pas facile d’insulter du riz. 

Et il faut avouer qu’on a l’air un peu ridicule quand on se met à insulter un pauvre bocal de riz sans défense… 

N'oubliez pas de prendre des photos !

A l'issue des ces quinze jours d'expérimentation, envoyez moi vos photos et vos commentaires que je publieraient à la suite de cet article !

 

Alors pourquoi relier cette expérience avec le management ? Tout simplement, parce que, dés que l'on fait cette prise de conscience, que l'intention conditionne le résultats de nos actions, on comprends comment obtenir de bons résultats avec nos collaborateurs !

Si je fais un entretien de recadrage, dans l'intention de faire grandir mon collaborateur et d'améliorer sa performance, j'aurais un résultat différent à un entretien de recadrage juste parce que "ce coup ci, je vais me le faire !"

Il en va de même avec la fixation d'objectifs ou le renforcement de la motivation.

Encore une fois, ne me croyez-pas sur parole. 

EXPERIMENTEZ !!!