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11 juillet : Création d’une journée des erreurs

Et si nous fêtions nos erreurs !

Que ce soit en entreprise ou en famille, changeons de Paradigme ! Fêtons nos erreurs avec joie.

Petite ma mère m’a dit que j’étais née à cause d’une erreur. Et bien j’en suis ravie, car j’aime ma vie ! C’est pour cela que j’ai choisi la date de mon anniversaire (ne me demandez pas mon âge svp...) pour la «Journée des erreurs».

Plus prosaïquement, aux ateliers des AEH de Lyon, nous nous sommes réunis à presque 100 pour parler «erreur et innovation dans les organisations».

Et bien nous en a pris, car cette matinée, hébergée par l’UCLY nous a été à toutes et tous très profitable !

 


Voici notre cheminement :

Le constat

² L’erreur existe quoi qu’il en soit...et il faut faire avec. Ne dit-on pas que l’erreur est humaine ? Alors comme nos organisations ne peuvent pas encore se passer de l’humain, ne nous voilons pas la face et profitons de nos erreurs.

² L’humain a naturellement envie d’agir sur son environnement et de le transformer en innovant. Or pour oser innover il faut s’accorder un droit inconditionnel à l’erreur. En effet, sans cette sécurité intérieure qui nous informe que nous avons le droit de faire des erreurs, nous ne pouvons prendre le risque de l’innovation. (innover étant comme se jeter dans l’eau sans savoir nager et donc c’est mieux avec un gilet de sauvetage).

² Deux comportements face à l’erreur : la chasse au coupable ou l’acceptation de l’erreur comme une offre, une force, un levier d’innovation

² L’erreur fait partie de l’expérience humaine et est source d’apprentissage. Combien de fois sommes nous tombés avant de savoir marcher ?

 

Assumer ses erreurs montre un certain niveau de maturité et de responsabilité.


Les messages clés pour instaurer une culture de l’erreur :

² L’audace est indispensable pour innover

² L’erreur est indissociable de l’audace

² Ne pas prendre de risque est un risque en soi

² Notre contexte incertain augmente les risques d’erreur

² L’erreur est source d’apprentissage et de performance sur le long terme

² Les erreurs peuvent générer des innovations majeures

² Même les dirigeants commettent des erreurs

(d’après les travaux de Julien Cusin)

Les réflexions

Ø Et si le droit à l’erreur était un indicateur de qualité de vie au travail ? Car l’exigence de la perfection et du «bon du premier coup» génère du stress et sont donc mortifères. En effet, le non-droit à l’erreur tue les initiatives. Alors si lorsque vous faite une erreur, vous êtes convoqué à un «entretien préalable à sanction», il y a de fortes probabilités pour que vous cachiez vos erreurs sous le tapis... Après moi, le déluge !

Ø Est-ce qu’une charte incitative à la déclaration des erreurs peut faciliter la dénonciation d’événements indésirables ? Oui si le droit à l’erreur est inscrit dans la stratégie de l’entreprise. Non si on «dénonce l’erreur» et qu’on juge le «coupable».

Ø Peut-être faudrait-il créer un comité de retour d’expérience qui analyse l’erreur en toute objectivité.

Ø Les Poka Yoké ou systèmes anti-erreur sont-ils efficaces ? Oui s’ils ne commettent pas d’erreur et s' ils ne compliquent pas la procédure. Non si on doit les shinter pour atteindre le rendement attendu !

Un exemple de Management de l’erreur : La MACIF

Voici les sept pratiques qui permettent à la Macif d’être une entreprise où il fait bon vivre :

1. Instaurer le droit à l’erreur dans le plan stratégique

2. Encourager les salariés à faire preuve d’audace

3. Instaurer le devoir d’apprentissage après erreur

4. Passer du manager au manager coach

5. Débriefing spécifiques manager managés sans jugement

6. S’appuyer sur la loyauté à l’entreprise

7. Garantir une sécurité psychologique (pas de sanction) 


En conclusion

Si dans mon entreprise ou dans mon service, je constate que personne ne fait d’erreur ...

... Je m’interroge sur les pratiques de management et la confiance de mes collaborateurs !

 

Et surtout, je comprends maintenant pourquoi certaines entreprises américaines fêtes aussi bien les succés que les erreurs ! 

Merci au dessinateur des AEH dont j'ai perdu le nom, mais qui reconnaitra son oeuvre. Qu'il mette son nom en commentaire